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Économie de l'abondance

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L’économie de l'abondance est un modèle économique[1][2][3][4] présent dans des secteurs la société de consommation[5][6][7][8][9][10][11][12]. C'est également une projection altermondialiste qui postule que dès lors que la force de travail est abondante, avec par exemple de la robotique[13] : la plupart des denrées, les marchandises, l'information et les services deviennent gratuits ou presque[14]. Cet état serait le résultat d'une abondance de matières premières, d'énergie, de travail, et de capacité de traitement de l'information, généralement combinés à des systèmes automatisés avancés capables de convertir les matières premières en biens de consommation, rendant ainsi la fabrication des objets courants aussi aisée qu'une copie de logiciel.

Selon Andre-Jacques Holbecq, pour qu'une société soit qualifiée de société d'abondance, il faut accepter que le pouvoir d’achat conditionne la prospérité, que la demande conditionne la production et la croissance, et non l'inverse. Ce qui demande bien sur une évolution de la vision économique[15]. Par ailleurs Roberto Verzola a démontré que même avec une demande donnée, des ressources données, une relative abondance économique est possible[16].

Le terme implique généralement une production suffisamment automatisée pour qu'aucun labeur humain ne soit nécessaire. Même si il est souvent admis que les travaux créatifs (artistes, chercheurs) et tertiaires disposeraient de nombreux volontaires, des systèmes informatiques ont également les capacités de faire ces travaux, à titre d'exemple les robots sociaux[17], et les acteurs virtuels[18][19], l'intelligence artificielle[20]. C'est pourquoi dans une économie de l'abondance les êtres humains seront libres de s'occuper selon leurs propres motivations.

David Autor, (professeur en économie au Massachusetts Institute of Technology) a redémontré que la classe moyenne disparaît en grande partie parce que la technologie a rendu des compétences de la classe moyenne obsolètes[21],[22],[23].

Enfin Jamais Cascio, tenant compte du point culminant du progrès technologique connu actuellement (la singularité technologique), a déterminé trois modèles d'économie possibles[24]. De ses propositions il choisit une allocation universelle garantie ( ou Basic income guarantee) dans une économie de l'abondance.

Aux États Unis d'Amérique, le DARPA, et quatre agences gouvernementales : le National Institutes of Health, le United States Department of Agriculture, le National Science Foundation, et le Department of Homeland Security, lancent la révolution robotique et vont mettre de robots pour tous les travaux, dans les hôpitaux, remplaçant les chirurgiens, ou les docteurs, les agriculteurs, les ouvriers, les gardiens, etc[32],[33],[34],[35],[36],[37]. Avec des grandes entreprises comme iRobot, Google et Willow garage[38],[39]. Sander Olson dit [40]"la robotique connaît une nouvelle vague de financement des gouvernements et de sources commerciales. Ce n'est qu'une question de temps avant que les robots deviennent omniprésents, et les pays ne veulent pas passer à côté de la révolution à venir. Nous assistons donc à des programmes de robotique qui se multiplient dans les États-Unis, en Europe et en Asie".

En Europe, EADS ( Impression 3D, ... ), des grandes entreprises, la division Mechatronics du Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt e.V. (DLR)[41], Symop[42], et des projets Européen comme AMARSi[43]

En Asie, en Chine[44],[45],[46], au japon, des robots sociaux et des réplicants pour le spectacle[47], pour le travail de service[48] : la vente, l'accueil, le secrétariat ; et dans les hôpitaux[49], des exosquelettes[50], et des robots sociaux pour, par exemple, tenir compagnie aux personnes âgées ou malades.

L'un des principes de tout modèle économique : il faut des consommateurs pour consommer.

Sommaire

Histoire

L'idée de l'économie de l'abondance est née en science-fiction et s'est développée dans nos cultures du progrès au XXe siècle.

L'espoir ultime du progrès donné aux peuples occidentaux débouche sur une société de l'abondance, depuis peut-être l'espoir du mythe d'éden de la bible, la notion de bien commun et de bien antirivaux, ainsi que la clause lockéenne(du philosophe des lumières John Locke) précise que la propriété privée ne peut exister qu'en regard d'une compensation pour les citoyens, qui se voient ainsi privés de leur accès à une ressource originelle[51],[52]. Cette promesse a été plus récemment reprise par les médias après la Deuxième Guerre mondiale.

La société de consommation avec la promesse d'une retraite et d'autres acquis, ainsi que la télévision et la radio financées par la publicité sont dès lors des formes d'économie de l'abondance.

Isaac Asimov ayant conclu également à l'inéluctabilité de l'économie de l'abondance, pose un dernier défi à l'humanité dans La Dernière Question, tout en proposant l'abondance énergétique[53].

Arthur C. Clarke avait parlé d'une « machine à répliquer » ( voir impression 3D qui est une forme de production abondante ) dans les années 1960, machine qui répliquerait les objets comme on imprimerait des livres, ce qui aurait un impact profondément positif sur la société : « l'humanité s'adaptera comme par le passé »[54].

La révolution de l'informatique a permis une abondance d'information devenue culture libre et utilisant un modèle économique basé sur la gratuité financée par la publicité (Google) ou le don (Wikipédia).

Champs d'études

Verzola Robert a étudié l'économie de l'abondance au-delà du champ informatique[55], et a identifié des typologies de l'abondances[56]

À ce propos Kevin Kelly (éditeur et cofondateur du magazine Wired et consultant sur cette nouvelle économie[57]) nous décrit les valeurs de l'abondance[58] :

Selon lui, la Plénitude (synonyme d'abondance), et non pas la rareté, régit l'économie de réseau. La reproduction, la réplication, et les copies se produisent en excès. On peut retenir sa phrase-choc, mais scientifique : Tout ce qui peut être fait, peut être fait en abondance.

Il remarque que cette plénitude :

Il donne également l'exemple de l'effet de fax.[59].

Concernant la gratuité, il ajoute dans un autre chapitre[60] : Modèle:Quote

Modèle:Quote Signifiant que l'esprit et l'image de marque existera dans une économie de l'abondance : et c'est ce qui implique un système de réputation[61][62] ou marché basé sur la réputation dans une économie de l'attention[63], et ou l'image de marque, correspond dans les faits à son éthique, éthique dont l'ouverture et des libertés supplémentaire caractérisées par des licences libres sera critère de réussite marketing.[64].

Croissance et développement durable

Manfred Max-Neef indique qu'il n'y a rien de plus important que la vie, la vie biologique en générale, et que ce devrait être le but de l'économie. Il énonce les cinq principes de l'économie[65],[66] :

Et la valeur fondamentale d'une nouvelle économie devrait être qu'aucun intérêt économique, en aucun cas, peut être au-dessus du respect de la vie.

Manfred Max-Neef dans son livre, Économie démasquée ( Economy Unmasked ) développe la notion de nation en sous-développement. Les autres types de nations sont développées, sous-développées et en développement. Dans le chapitre intitulé "Les États-Unis, une nation en sous-développement", il rappelle que le processus de croissance à un point de seuil menant au sous-développement et qu'il faut donc trouver l'équilibre. Modèle:Quote

John McCarthy ( professeur à l'université de Stanford) affirme que le choix fait par les philosophes lumières en misant sur le progrès matériel est le plus juste, et que le progrès matériel et technologique signifie également un développement durable[67].

Matthew Taylor, pour l'organisation RSA, explore la signification de l'illumination du 21e siècle, comment l'idée pourrait nous aider à relever les défis auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui : il conclut que le progrès nous permet d'aller d'un point A à un point Z, mais que sans humanisme, nous ne pourrons déterminer où se trouve ce point Z[68].

L'importance de la motivation intrinsèque

Dans l'économie de l'abondance, le consommateur n'est pas un simple spectateur il est aussi acteur, avec une part de liberté.

Époque Économie Formes de coopération et de motivation Typologie de jeu Qualité de coopération
Pré-moderne (Féodal, impérial) Économie féodale Adversial, Extrinsèquement Négatif Zero-Sum : Gagnant / Perdant, "jeu de pouvoir" 1 + 1 < 2
Moderne (Économie de marché, industriel) Économie actuelle Neutre, Extrinsèquement positif Zero-Sum : Gagnant / Gagnant, "Jeu d'argent" 1 + 1 = 2
Ère de l'abondance Économie de l'abondance Synergétique, Intrinsèquement positif Les 4 gains "wisdom games" 1 + 1 >> 2

Tiré et résumé de la présentation “Open Everything” de Michel Bauwens au parlement Européen[69],[70]. Il cite un étude décrivant que seulement 4% des employés sont réellement motivés dans leur travail[71][72], contrairement aux personnes dans les communautés de la culture libre (wikipedia), du logiciel libre ou du matériel libre dont la motivation intrinsèque est supérieur à la motivation par l'argent, le pouvoir, la peur de l'ancien modèle.

Dan Pink pour l'organisation RSA, illustre ce qui nous motive vraiment au travail, et cite les études et les faits qui traitent du sujet.[73]

Eric von Hippel démontre qu'il y a 2 à 3 fois plus d’innovations de la part des consommateurs qu’il n’y en a dans l’industrie.[74].

Jean Baudrillard nous dit que même si la société de consommation est une société d'abondance, c'est une abondance forcée conduisant nécessairement à des violences de refus, alors que "Si l'abondance était liberté, alors cette violence serait en effet impensable." (voir culture libre, licence libre, matériel libre, logiciel libre ) [75]Modèle:Quote

En rapport avec ce besoin de liberté et d'autonomie intrinsèque, Lawrence Lessig explique pourquoi la culture libre, est inhérente à l'économie d'une société humaine[76] : Modèle:Quote

Essayer de monétiser ou canaliser la culture libre c'est tuer la part d'humanité qui nous reste pour devenir une culture semblable à celle de machines. Cette "seconde économie" n'est pas responsable des crises économiques et monétaires, et l'enrayer n'est pas la solution, il y eu des crises avant la culture libre, et les dernières crises économiques ont eu lieu dans une ère qui correspondait déjà à une ère d'abondance matérielle issue du progrès technologique, de la révolution industrielle, et des lumières.

Manfred Max-Neef classe les besoins humains fondamentaux ainsi : subsistance, la protection, l'affection, la compréhension, la participation, les loisirs (dans le sens de loisirs, le temps de réfléchir, ou le temps de l'inactivité), la création, l'identité et la liberté. Les besoins sont également définis en fonction des catégories existentielles de l'être, avoir, faire et interagir, et à partir de ces dimensions, une matrice de 36 cellules est développée qui peut être remplie d'exemples de satisfactions pour les besoins[77].

Pour l'individu cela peut signifier une prise de conscience par rapport à ses besoins, physiques autant que psychologiques[78] : l'économie de l'abondance ne signifie pas nécessairement une baisse de la qualité de vie, mais est plutôt un changement de paradigme sur le mode de vie, sur le travail, le stress, et le rapport aux choses et aux autres. ( voir simplicité volontaire, suffisance[79], liberté et autonomie )

Économie d'après la singularité technologique

Robin Hanson dans un rapport pour l'IEEE, fait des projections de la croissance économique et technologique : "L'économie mondiale, double maintenant tous les 15 ans, environ, et elle va bientôt doubler toutes les semaines ou tous les mois."[80]

Cette économie de l'abondance impliquera nécessairement une autre vision du travail, et de la valeur travail : pour se tourner vers une économie basée sur les ressources ( et la production ) ou un dividende universel ( et autres synonymes ).

Actualité

Politique :

Entreprises :

Voir aussi

Liens internes

Modèle:Autres projets Économie de l'abondance dans une société libérale :

Mise en pratique

Économie de l'abondance en pratique selon les besoins :

- besoins fondamentaux / créativité / autonomie / liberté Économie libre et abondante :

- Besoins secondaires Industrie abondante :

Énergie abondante[94] :

Transport abondant :

Ressource abondante :

- besoins primaires

Cause de l'abondance :

Bibliographie

Anglais :

Citations

Sur le partage

- "Le monde du partage devra remplacer le partage du monde". Claude Lelouch. Itinéraire d'un enfant très gâté

- "Un bien n'est agréable que si on le partage" Sénèque. - "On ne jouit bien que de ce qu'on partage" Madame de Genlis.

Le pouvoir jaillit parmi les hommes quand ils agissent ensemble. Hannah Arendt. l'homme moderne (1961)

Sur la dette, le système totalitaire, et le travail

« Le système bancaire actuel cause la pauvreté en face de l'abondance en endettant tous les pays et personnes. Les prêts à intérêts ne sont pour la plupart que de simples écritures tirées du néant, c'est à dire de la fausse monnaie » Maurice Allais


"Nos moralistes voudraient bien réduire ce problème de société à un problème de "mentalité". Pour eux, l'essentiel est déjà là, l'abondance réelle est là, il suffit de passer de la mentalité de pénurie à la mentalité d'abondance. Et de déplorer que ce soit si difficile, et de s'effarer de voir surgir des résistances à la profusion. Il n'est pourtant que d'admettre un instant l'hypothèse selon laquelle l'abondance n'est qu'un (ou du moins est aussi) système de contraintes d'un type nouveau pour comprendre aussitôt qu'à cette nouvelle contrainte sociale (plus ou moins inconsciente) ne peut que répondre un type nouveau de revendication libératrice. En l'occurrence, le refus de la "société de consommation", sous sa forme violente et érostratique (destruction "aveugles" de biens matériels et culturels) ou non violente et démissive (refus d'investissement productif et consommatif). Si l'abondance était liberté, alors cette violence serait en effet impensable. Si l'abondance (la croissance) est contrainte, alors cette violence se comprend d'elle-même, elle s'impose logiquement. Si elle est sauvage, sans objet, informelle, c'est que les contraintes qu'elle conteste sont elles aussi informulées, inconscientes, illisibles : ce sont celles mêmes de la "liberté", de l'accession contrôlée au bonheur, de l'éthique totalitaire de l'abondance." Jean Baudrillard - 1929-2007 - La Société de consommation - Denoël - 1970, page 281


"Tout comme il existe des modèles de consommation, la société suggère ou met en place des "modèles de violence", par où elle cherche à drainer, à contrôler, à mass-médiatiser ces forces irruptives. En effet, pour empêcher que ce potentiel d'angoisse accumulée du fait de la rupture de la logique ambivalente du désir, et donc de la perte de la fonction symbolique, ne résulte en cette violence anomique et incontrôlable, la société joue à deux niveaux : 1. D'une part, elle tente de résorber cette angoisse par la prolifération des instances de la sollicitude : rôles, fonctions, services collectifs innombrables - partout on objecte du lénifiant, du souriant, du déculpabilisant, du lubrifiant psychologique (tout comme du détergent dans les produits de lessive). Des enzymes dévorant l'angoisse. On vend aussi du tranquillisant, du relaxatif, de l'hallucinogène, de la thérapie de tout poil. Tâche sans issue, dans laquelle la société d'abondance, productrice de satisfaction sans fin, épuise ses ressources à produire aussi l'antidote à l'angoisse née de cette satisfaction. Un budget de plus en plus lourd passe à consoler les miraculés de l'abondance de leur satisfaction anxieuse. On peut l'assimiler au déficit économique (d'ailleurs non comptabilisable) dû aux nuisances de la croissance (pollution, obsolescence accélérée, promiscuité, rareté des biens naturels) mais il les dépasse sans aucun doute de très loin. 2. La société peut essayer - et elle le fait systématiquement - de récupérer cette angoisse comme relace de la consommation, ou de récupérer cette culpabilité et cette violence à leur tour comme marchandise, comme biens consommables, ou comme signe culturel distinctif. Il y a alors un luxe intellectuel de la culpabilité, caractéristique de certains groupes, "une valeur d'échange/ Culpabilité"." Jean Baudrillard - 1929-2007 - La Société de consommation - Denoël - 1970, page 284


"Cette société qui se donne et se voit toujours en progrès continu vers l'abolition de l'effort, la résolution des tensions, vers plus de facilité et d'automatisme, est en fait une société de stress, de tension, de doping, où le bilan global de satisfaction accuse un déficit de plus en plus grand, où l'équilibre individuel et collectif est de plus en plus compromis à mesure même que se multiplient les conditions techniques de sa réalisation." Jean Baudrillard - 1929-2007 - La Société de consommation - Denoël - 1970, page 292

"Au lieu d'égaliser les chances et d'apaiser la compétition sociale (économique, statutaire), le procès de consommation rend plus violente, plus aiguë la concurrence sous toutes ses formes. Avec la consommation, nous sommes enfin seulement dans une société de concurrence généralisée, totalitaire, qui joue à tous les niveaux, économique, savoir, désir, corps, signes et pulsions, toutes choses désormais produites comme valeur d'échange dans un processus incessant de différenciation et de surdifférenciation." Jean Baudrillard - 1929-2007 - La Société de consommation - Denoël - 1970, page 292

Sur les besoins

La suffisance vaut l'abondance. Proverbes français

Qu'est-ce que l'abondance ? Un mot et rien de plus, le nécessaire suffit au sage. Euripide, Les Phéniciennes

Les hommes veulent tout avoir, et ils se rendent malheureux par le désir du superflu; s'ils voulaient vivre simplement et se contenter de satisfaire aux vrais besoins, on verrait partout l'abondance, la joie, la paix et l'union. Les Aventures de Télémaque (1699), V. François de Pons de Salignac de La Mothe-Fénelon, dit Fénelon

« Il y a assez de ressources sur cette planète pour répondre aux besoins de tous, mais pas assez pour satisfaire le désir de possession de chacun. » Gandhi

Sur les médias

L'abondance ne serait un progrès que si elle s'accompagnait de la diversité et de la qualité. Or les programmes tendent de plus en plus à se ressembler. Abondance est progressivement synonyme d'uniformité. Jacques Toubon. Les dossiers de l'Audiovisuel

Aujourd'hui, la censure a changé de visage. Ce n'est plus le manque qui agit mais l'abondance. Bernard Werber. La révolution des fourmis

"La publicité est "dispensée", c'est une offre gratuite et continuelle à tous et pour tous. Elle est l'image prestigieuse de l'abondance, mais surtout le gage répété du miracle virtuel de la gratuité. Sa fonction sociale est donc celle d'un secteur des relations publiques. On sait comment procède celles-ci : visite d'usines (Saint-Gobain, stages de recyclage des cadres dans les châteaux Louis XIII, sourire photogénique du Directeur général, œuvres d'art dans les usines, dynamique du groupe : "la tache d'un R. P. man est de maintenir une harmonie d'intérêts mutuels entre les publics et les managers"). De la même façon, la publicité sous toutes ses formes a pour fonction la mise en place d'un tissu social idéologiquement unifié sous les auspices d'un super-mécénat, d'une super féodalité gracieuse, qui vous offre tout ça "en plus", comme les nobles donnaient la fête à leur peuple." Jean Baudrillard - 1929-2007 - La Société de consommation - Denoël - 1970, page 262

"Le temps découpable, abstrait, chronométré, devient ainsi homogène au système de la valeur d'échange : il y rentre au même titre que n'importe quel objet. Objet de calcul temporel, il peut et doit s'échanger contre n'importe quelle autre marchandise (l'argent en particulier). D'ailleurs, la notion de temps/objet a valeur réversible : tout comme le temps est objet, ainsi tous les objets produits peuvent être considérés comme du temps cristallisé - non seulement du temps de travail dans le calcul de leur valeur marchande, mais aussi du temps de loisir, dans la mesure où les objets techniques "économisent" du temps à ceux qui s'en servent, et se paient en fonction de cela. La machine à laver, c'est du temps libre pour la ménagère, du temps libre virtuel transformé en objet pour pouvoir être vendu ou acheté (temps libre qu'elle mettra à profit pour regarder la T.V. et la publicité qu'on y fera pour d'autres machines à laver !)." Jean Baudrillard - 1929-2007 - La Société de consommation - Denoël - 1970, page 242

Autres auteurs

L'abondance est le fruit d'une bonne administration. Jean Jaurès. Histoire socialiste...

La distorsion croissante entre la précarisation de la France d'en bas (celle du métro, justement) et les mythes de l'abondance étalés sur les affiches rend de moins en moins supportable le dévergondage publicitaire. Le Monde diplomatique, mai 2004. Bruno Hongre, dit François Brune


«De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins.» Louis Blanc. Organisation du travail de 1839 / Karl Marx / Léon Trotsky / Jules Guesde

Liens externes

Anticipation :

Références

  1. André-Jacques Holbecq. la pénurie et l'abondance... et la compétition! repris sur P2P foundation Nous pouvons résumer deux périodes de l'évolution de l'environnement économique : Une longue période de pénurie jusqu'en 1960 : la demande est supérieure à l'offre manifestée. On encourage la production qui génère le pouvoir d'achat. Il s’agit de produire plus et il faut « produire PUIS vendre ». La capacité de production est optimisée, les stocks et les délais sont importants. Les prix ont une tendance à la hausse. Après une période de transition, c’est, depuis 1980 le début de l'ère d'abondance dans tous les pays industrialisés. L’offre est supérieure à la demande manifestée ou potentielle. Le marketing et la publicité sont dominants pour susciter une demande non manifestée, la production est instable, le processus de fabrication est prioritaire. Il faut « vendre PUIS produire ». Les prix ont une tendance à la baisse, mais la conséquence est une diminution du pouvoir d'achat. Depuis quelques décennies la production mécanisée a explosé. D’une société de pénurie, nous sommes passés à une société d’abondance : celle où les biens de consommation existent en quantités suffisantes pour satisfaire aux besoins de tous. Mais il ne suffit pas que les biens abondent ou surabondent. Il faut, en plus, que les consommateurs les achètent, qu’ils disposent d’un pouvoir d’achat. Sous un régime de pénurie, le pouvoir d’achat dépend de la production et il est suscité par elle. Sous un régime d’abondance, la production dépend du pouvoir d’achat et elle est suscitée par lui. Le pouvoir d’achat conditionne la prospérité.
  2. Towards Asymmetric Accounting Systems to Uncover Value Contributions in a Post-Transactional Economy
    • First Argument: We are Moving from Transactional to Gift-based Markets
    • Second Argument: Therefore, we need Asymmetric Accounting systems to uncover non-reciprocal value creation
    • Third Argument: Demurrage-based currencies cannot solve this shift towards abundance logic
  3. «De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins.» Louis Blanc. Organisation du travail de 1839 / Karl Marx / Léon Trotsky / Jules Guesde. L'économie de l'abondance était une promesse mal définie dans la Finalité du modèle économique du communisme, qui a repris l'idée de Louis Blanc. "In a higher phase of communist society, after the enslaving subordination of the individual to the division of labor, and with it also the antithesis between mental and physical labor, has vanished, after labor has become not only a livelihood but life's prime want, after the productive forces have increased with the all-round development of the individual, and all the springs of co-operative wealth flow more abundantly--only then can the narrow horizon of bourgeois law be left behind in its entirety and society inscribe on its banners: From each according to his ability, to each according to his needs!" (Karl Marx, Critique of the Gotha Programme, 1875)
  4. Le système bancaire actuel cause la pauvreté en face de l'abondance en endettant tous les pays et personnes. Les prêts à intérêts ne sont pour la plupart que de simples écritures tirées du néant, c'est à dire de la fausse monnaie. La Crise mondiale aujourd'hui, Maurice Allais, éd. Clément Juglar, 1999, p.
  5. L'économie de don, est présent dans la société de consommation : et produit notamment l'économie de la culture, et wikipedia en fait partie.
  6. La gratuité est une forme du modèle économie de l'abondance présent dans le secteur des médias. Globalement, les différentes sources de revenus de la télévision sont de 45 à 50% venant des revenus de la publicité télévisée, de 40 à 45% des frais d'abonnement et de 10% de fonds publics : Autre citation exacte à retrouver, l'industriel américain créateur de la télévision dans un documentaire a dit que le seul moyen de vendre et financer la télévision et l'offre de la télévision, était de mettre en place un modèle d'offre gratuite mais basé sur la publicité : ce qui n'existait pas jusqu'alors.
  7. Chaque année, le budget mondial dépensé en publicité s’élève à 500 milliards de dollars. Une étude de l’ONU estime que pour réduire de moitié la faim dans le monde 10% de cette somme suffirait.
  8. La pauvreté dans l’abondance, John Maynard Keynes.
  9. La Société de consommation, Jean Baudrillard, éd. Denoël, 1970, p. 242. Le temps découpable, abstrait, chronométré, devient ainsi homogène au système de la valeur d'échange : il y rentre au même titre que n'importe quel objet. Objet de calcul temporel, il peut et doit s'échanger contre n'importe quelle autre marchandise (l'argent en particulier). D'ailleurs, la notion de temps/objet a valeur réversible : tout comme le temps est objet, ainsi tous les objets produits peuvent être considérés comme du temps cristallisé - non seulement du temps de travail dans le calcul de leur valeur marchande, mais aussi du temps de loisir, dans la mesure où les objets techniques "économisent" du temps à ceux qui s'en servent, et se paient en fonction de cela. La machine à laver, c'est du temps libre pour la ménagère, du temps libre virtuel transformé en objet pour pouvoir être vendu ou acheté (temps libre qu'elle mettra à profit pour regarder la T.V. et la publicité qu'on y fera pour d'autres machines à laver !).
  10. La Société de consommation, Jean Baudrillard, éd. Denoël, 1970, p. 262. La publicité est "dispensée", c'est une offre gratuite et continuelle à tous et pour tous. Elle est l'image prestigieuse de l'abondance, mais surtout le gage répété du miracle virtuel de la gratuité. Sa fonction sociale est donc celle d'un secteur des relations publiques. On sait comment procède celles-ci : visite d'usines (Saint-Gobain, stages de recyclage des cadres dans les châteaux Louis XIII, sourire photogénique du Directeur général, œuvres d'art dans les usines, dynamique du groupe : "la tache d'un R. P. man est de maintenir une harmonie d'intérêts mutuels entre les publics et les managers"). De la même façon, la publicité sous toutes ses formes a pour fonction la mise en place d'un tissu social idéologiquement unifié sous les auspices d'un super-mécénat, d'une super féodalité gracieuse, qui vous offre tout ça "en plus", comme les nobles donnaient la fête à leur peuple.
  11. La Société de consommation, Jean Baudrillard, éd. Denoël, 1970, p. 284. Tout comme il existe des modèles de consommation, la société suggère ou met en place des "modèles de violence", par où elle cherche à drainer, à contrôler, à mass-médiatiser ces forces irruptives. En effet, pour empêcher que ce potentiel d'angoisse accumulée du fait de la rupture de la logique ambivalente du désir, et donc de la perte de la fonction symbolique, ne résulte en cette violence anomique et incontrôlable, la société joue à deux niveaux : 1. D'une part, elle tente de résorber cette angoisse par la prolifération des instances de la sollicitude : rôles, fonctions, services collectifs innombrables - partout on objecte du lénifiant, du souriant, du déculpabilisant, du lubrifiant psychologique (tout comme du détergent dans les produits de lessive). Des enzymes dévorant l'angoisse. On vend aussi du tranquillisant, du relaxatif, de l'hallucinogène, de la thérapie de tout poil. Tâche sans issue, dans laquelle la société d'abondance, productrice de satisfaction sans fin, épuise ses ressources à produire aussi l'antidote à l'angoisse née de cette satisfaction. Un budget de plus en plus lourd passe à consoler les miraculés de l'abondance de leur satisfaction anxieuse. On peut l'assimiler au déficit économique (d'ailleurs non comptabilisable) dû aux nuisances de la croissance (pollution, obsolescence accélérée, promiscuité, rareté des biens naturels) mais il les dépasse sans aucun doute de très loin. 2. La société peut essayer - et elle le fait systématiquement - de récupérer cette angoisse comme relance de la consommation, ou de récupérer cette culpabilité et cette violence à leur tour comme marchandise, comme biens consommables, ou comme signe culturel distinctif. Il y a alors un luxe intellectuel de la culpabilité, caractéristique de certains groupes, "une valeur d'échange/ Culpabilité".
  12. Jean Baudrillard - 1929-2007 - La Société de consommation - Denoël - 1970, page 281 "Nos moralistes voudraient bien réduire ce problème de société à un problème de "mentalité". Pour eux, l'essentiel est déjà là, l'abondance réelle est là, il suffit de passer de la mentalité de pénurie à la mentalité d'abondance. Et de déplorer que ce soit si difficile, et de s'effarer de voir surgir des résistances à la profusion. Il n'est pourtant que d'admettre un instant l'hypothèse selon laquelle l'abondance n'est qu'un (ou du moins est aussi) système de contraintes d'un type nouveau pour comprendre aussitôt qu'à cette nouvelle contrainte sociale (plus ou moins inconsciente) ne peut que répondre un type nouveau de revendication libératrice. En l'occurrence, le refus de la "société de consommation", sous sa forme violente et érostratique (destruction "aveugles" de biens matériels et culturels) ou non violente et démissive (refus d'investissement productif et consommatif). Si l'abondance était liberté, alors cette violence serait en effet impensable. Si l'abondance (la croissance) est contrainte, alors cette violence se comprend d'elle-même, elle s'impose logiquement. Si elle est sauvage, sans objet, informelle, c'est que les contraintes qu'elle conteste sont elles aussi informulées, inconscientes, illisibles : ce sont celles mêmes de la "liberté", de l'accession contrôlée au bonheur, de l'éthique totalitaire de l'abondance."
  13. Le travail est mort, vive la paresse ! olivier cabanel
  14. a  et bBeyond alternative currencies: towards asymmetric account systems for gift-based markets
  15. Andre-Jacques Holbecq la pénurie et l'abondance... et la compétition! repris sur P2P foundation. "Sous un régime de pénurie, le pouvoir d’achat dépend de la production et il est suscité par elle. Sous un régime d’abondance, la production dépend du pouvoir d’achat et elle est suscitée par lui. Le pouvoir d’achat conditionne la prospérité."
  16. Finite demand makes relative abundance possible , Roberto Verzola
  17. Ishiguro's Geminoid Robot Actress Takes The Stage (Video)
  18. Videos of Japan’s 3D Hologram Rock Star Hatsune Miku in HD! Une chanteuse artificielle populaire au japon. Les chansons, la voie, l'image sont réalisés avec des logiciels.
  19. Un acteur virtuel photo-réaliste à l'image d'Arnold Schwarzenegger rajeuni est utilisé dans terminator 4
  20. Le «journalisme artificiel» est en ligne
  21. Skills, Tasks and Technologies: Implications for Employment and Earnings, David Autor, 2010
  22. Robots Are Stealing American Jobs, According to MIT Economist, popsci
  23. Automation Insurance: Robots Are Replacing Middle Class Jobs
  24. Jamais Cascio, Three Possible Economic Models (Part 1) , Three Possible Economic Models (Part II)
  25. Robots and the Future of Unemployment
  26. Trading : Letting the Machines Decide, New Wave of Investment Firms Look to 'Artificial Intelligence' in Trade Decisions (Wall Street Journal)
  27. Médecine : Next Generation Surgical Robots: Where's the Doctor?
  28. Politique : "Artificial Intelligence in the Political Field"
  29. Littérature : Quand la littérature sera produite par les machines ( le monde )
  30. Publicité marketing : Don’t Tell the Creative Department, but Software Can Produce Ads, Too
  31. Science : Robot Makes Scientific Discovery All by Itself ( wired magazine)
  32. Feds Plot ‘Near Human’ Robot Docs, Farmers, Troops
  33. Hospital To Lay Off Workers, Hires Robots Instead ( El Camino Hospital, Silicon Valley ) Selon un administrateur de l’hôpital cité dans l’article de BusinessWeek, les 19 TUGS effectuent l’équivalent d’ 1 million de dollars du travail humain par an, mais seulement pour un coûts de 350.000 dollars. Une réduction 65% ? Une réduction de 65% du coût du travail ?
  34. Forth Valley Royal Hospital, et un hôpital en écosse utilisant un grand ensemble de machines robotiques disponible dans le secteur de la santé
  35. Opération médicale réalisée par robotique
  36. Robotics Industries: We’re Creating Jobs, Helping the Economy
  37. Etc, Etc : voir les liens connexes
  38. Google expérimente des voitures sans conducteur
  39. "Willow Garage veut créer l'industrie du robot personnel"
  40. Stefan Schaal Interviewed by Sander Olson on Robotics and the Future of Robots
  41. DLR’s Cool Looking Upper Body and Lower Body Robots (video)
  42. Robotcaliser : « Robotiser pour localiser la production en France »
  43. Le projet européen AMARSi : des robots apprennent en interagissant. AMARSi ( projet européen sur 4 ans ), "développer des robots capables de développer des compétences manufacturières, ou autres, en interagissant dans un espace équipé de divers matériels. L'idée est d'imiter ce qui se produit entre humains dans un atelier où des travailleurs acquièrent progressivement de nouvelles compétences en imitant celui d'entre eux qui résout le mieux les problèmes posés à l'atelier. Des humains pourront intervenir au sein du groupe pour suggérer, le cas échéant, de nouveaux comportements que les capacités évolutionnaires encore limitées des robots ne leur permettraient pas d'acquérir avant de trop longs tâtonnements. "
  44. Escape Velocity Infrastructure spending in China and AI is one of three things in IT that China sets out as Strategic : L'intelligence artificielle dans les objectifs du secteur informatique
  45. China Has the Worlds Most Powerful Supercomputer and it is Nvidia Powered
  46. China Will Make the Godson 3B 128 Gigaflop chip for 2011 and Will Make Godson 3C 16 core 28 nm chip for 2012
  47. Robots and Humans Dancing Together – The World is Getting Weirder
  48. Robot Look Alikes Go On Sale in Japan (Video)
  49. Yurina Robot Helps Lift, Carry, and Probably Frighten Hospital Patients
  50. Future Gear: Robotic Suits Expected to Become Mainstream in Many Assistive Endeavors
  51. La Justice 3/5 : La justice sociale globale ( france culture )
  52. Dividende Universel, John Locke, et Libertarisme de gauche
  53. The Last Question by Isaac Asimov © 1956
  54. BBC Horizon (1964) with Arthur C. Clarke (Part 2 of 2)
  55. 21st-Century Political Economies: Beyond Information Abundance. by Roberto Verzola
  56. Abundance Typology
  57. biographie
  58. Kevin Kelly , New rules, for the new Economy : PLENTITUDE, NOT SCARCITY : Value Flows from Abundance
  59. Considérons le premier télécopieur (fax) moderne qui est sorti d'usine vers 1965. Malgré les millions de dollars consacrés en R & D 10), il ne valait rien. Zéro. Le deuxième télécopieur (fax) à être construit a immédiatement donné une valeur au premier. Il y avait quelqu'un à qui faxer la télécopie. Parce que les télécopieurs sont liés dans un réseau, chaque machine fax supplémentaire qui est fournie augmente la valeur de tous les télécopieurs en exploitation avant lui. C'est ce qu'on appelle l'effet de fax. L'effet de fax dicte que la plénitude génère de la valeur.
  60. Kevin Kelly , New rules, for the new Economy : FOLLOW THE FREE
  61. Reputation system
  62. Créer de la richesse, la mesurer, l’échanger, la faire circuler. "Quoi que l’on fasse, que ce soit gratuit ou non, quand on donne quelque chose, on en retire forcément quelque chose en retour, si ce n’est pas monétaire ou quantifié en argent, on peut le mesurer en attention, en temps, en nombre de pages vues, en audience, en réputation, en plaisir, en bonheur etc.."
  63. Attention economy
  64. Whuffie est une monnaie basée sur la réputation, d'après Cory Doctorow, dans son livre Down and Out in the Magic Kingdom.
  65. Manfred Max-Neef on the Five Principles of Economics
  66. Chilean Economist Manfred Max-Neef: US Is Becoming an "Underdeveloping Nation"
  67. John McCarthy PROGRESS AND ITS SUSTAINABILITY
  68. Matthew Taylor, RSA Animate - 21st century enlightenment
  69. Video “Open Everything” TEDxBrussels - Michel Bauwens - 11/23/09
  70. Présentation
  71. Understanding Employee Motivation
  72. Intrinsic vs. Extrinsic Motivation
  73. RSA Animate - Drive: The surprising truth about what motivates us
  74. Eric von Hippel : il y a 2 à 3 fois plus d’innovations de la part des consommateurs qu’il n’y en a dans l’industrie(internetactu)
  75. La Société de consommation, Jean Baudrillard, éd. Denoël, 1970, p. 281
  76. Lawrence Lessig : De l’économie de la Culture
  77. Max-Neef on Human Needs and Human-scale Development
  78. Le travail fait la santé, Jean zin
  79. Elisabeth Husserl on Sufficiency vs. Abundance: together we have everything
  80. Economics Of The Singularity, Robin Hanson / Juin 2008 IEEE
  81. Entretien video : M. MARGAIN ET LE DIVIDENDE UNIVERSEL Partie une, et partie deux
  82. [1]
  83. document pdf
  84. Allemagne : Le SPD inscrit le Revenu de Base dans son programme
  85. Après Apple, au tour de Google de déclasser Microsoft?
  86. Study: Wikipedia as accurate as Britannica
  87. Airtist monétise le téléchargement de musique gratuit
  88. http://www.numerama.com/magazine/17080-l-ex-patron-de-warner-music-uk-suggere-des-albums-a-1-euro-pour-freiner-le-piratage.html
  89. Jiwa sera relancé avec un "modèle économique nouveau"
  90. Accord historique entre Google Books et Hachette Livre
  91. Defining Abundance in the Context of a Gift Economy...
  92. Why the Gift Economy Will Grow Unnoticed...
  93. [http://awesome.good.is/transparency/web/1009/sharing-is-contagious/transparency.jpg sharing-is-contagious]
  94. World Energy in Exajoules by energy source from 1800 to 2008
  95. Solar Wind Power (SWP) Satellites could provide 100 billion times current world energy needs
  96. Physicists Prove Teleportation of Energy Is Possible
  97. National Space Society Announces the Kalam-NSS Energy Initiative for Space Based Solar Power
  98. Des méta matériaux permettent d'émuler un trou de ver, selon la théorie d'alcubierre jusqu'à 25% de la vitesse de la lumière
  99. Space Manufacturing conference
  100. Prototype multi-megawatt microwave space launch system by 2018
  101. Laser Array Space Launch
  102. Ocean Based Orbital Payload Delivery Cannon for $250 per pound
  103. Advanced Space Launch System would use railgun, scramjet, and rockets
  104. Railguns for space launch
  105. Superconductor and Antimatter Bootstrap Space Launch, Propulsion and Weapons
  106. Russian Orbital Technologies Companies targets 2016 space hotel launch
  107. John Gedmark of the Commercial Spaceflight Federation is interviewed by Sander Olson
  108. Future Food For Cities. D'ici une décennie, vous serez en mesure de développer tout vos besoin en légumes dans une boîte à peine plus grande que votre réfrigérateur. Les jardins aéroponique peuvent économiser 90% de l'eau utilisée dans un jardin classique, et le taux de croissance peut être de 25% plus élevé que dans les jardins du sol parce que les niveaux d'oxygène dans l'air sont beaucoup plus élevés que dans le sol. Un supplément de 40% de taux de croissance supplémentaire peut être obtenu par la culture des plantes dans des atmosphères enrichies en CO2.
  109. a  et bRobotic Hydroponic Greenhouse for vegetables for the Moon or Mars
  110. http://www.verticalfarm.com/
  111. Portable solar-powered desalination system, Un système de désalinisation portatif et solaire
  112. 6 Fascinating Underground Homes That Go Above and Beyond
  113. Crisis and Beyond (anglais) Pierre allard, Introduction : La fin de l’Âge du Labeur
  114. Stone Age Economics, Marshall Sahlins (mis a disposition par l'auteur )
  115. Le point de départ de son raisonnement est que la puissance de calcul, le stockage ou la bande passante sont devenus « too cheap to meter », créant une économie de l'abondance. Une partie de ce raisonnement se trouvait dans « The long trail », rendue possible par la baisse spectaculaire du coût de stockage. Il met en avant L'idée selon laquelle l'abondance modifie les processus et pousse à essayer d'abord et corriger ensuite … sous forme d'amélioration continue (« Test & Invest » puis « kaizen »).
  116. (New Rules for the New Economy, 10 Radical Strategies for a Connected World, Kevin Kelly ( mis a disposition par l'auteur ))


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